Résumé :

Au Sénégal, depuis l’entrée en vigueur du Code de la Famille, le législateur a définitivement opté pour la judiciarisation de la rupture du lien matrimonial. La version faite à l’amiable,  plus connue sous le nom de divorce par consentement mutuel, est souvent qualifiée de souple, d’équitable, de commode et d’un peu plus conforme à la culture sénégalaise. Par ailleurs, une lecture beaucoup plus fine des textes combinée à une analyse plus poussée de la réalité, démontre que ce type de divorce n’est pas ou ne devrait pas être aussi simpliste que certains le pensent. A l’épreuve de la pratique, il soulève des difficultés  qui n’ont pas  été complétement abordées ni réglées expressément par le législateur sénégalais encore moins par la doctrine . Le présent article  souligne l’importance de l’office du juge en la matière, en dépit de l’apparente passiveté de son rôle.

Mots-clés : Office du juge, divorce, consentement, convention, homologation.

NDIAYE Ndeye Amy

Maitre de conférence assimilé à l’UGB