RÉSUMÉ
Face à l’intensification des crises écologiques, le Bénin se trouve à la croisée des chemins entre ses engagements internationaux et ses réalités législatives internes. Cet article analyse le processus de domestication des conventions internationales relatives à l’environnement. Bien que la ratification d’instruments majeurs (Accord de Paris[1], Cadre de Sendai[2], Convention de Maputo[3]) soit quasi généralisée, leur transposition effective reste entravée par des obstacles financiers, l’obsolescence de certains codes nationaux et des tensions institutionnelles. Cette réflexion démontre que la domestication n’est pas une simple formalité technique, mais une condition sine qua non pour garantir la sécurité humaine et l’État de droit écologique face aux chocs climatiques.
MOTS-CLÉS : Domestication juridique ; Conventions internationales ; Droit de l’environnement ; État de droit ; Bénin.
[1] ORGANISATION DES NATIONS UNIES, Accord de Paris sur le Climat, adopté le 12 décembre 2015 lors de la COP21, Recueil des Traités des Nations Unies, vol. 3156.
[2] UNDRR, Cadre de Sendai pour la réduction des risques de catastrophe 2015-2030, Genève, Bureau des Nations Unies pour la réduction des risques de catastrophe, 2015.
[3] UNION AFRICAINE, Convention africaine révisée sur la conservation de la nature et des ressources naturelles (Convention de Maputo), adoptée le 11 juillet 2003.