L’HARMONISATION EN DENTS DE SCIE DE LA PROFESSION D’AVOCAT DANS L’ESPACE UEMOA. A PROPOS DE L’AVIS CONSULTATIF N° 01/2021 DU 25 OCTOBRE 2021 DE LA COUR DE JUSTICE DE L’UEMOA

RESUME :  La profession d’avocat ne semble pas encore avoir fini à faire parler d’elle. Après deux arrêts et un avis consultatif, l’avis de la Cour de justice de l’UEMOA du 25 octobre 2021 constitue une suite jurisprudentielle sur l’interprétation d’un texte qui n’a pas encore une décennie. Le caractère libéral de la profession d’avocat y est pour beaucoup surement. Mais sa consécration par un texte communautaire est l’élément déclencheur des controverses sur des dispositions qui paraissent cependant se prêter moins à des interprétations contraires. Telle semble être la situation de l’article 24 alinéa 4, 27 et 30 du règlement n° 05 sur l’harmonisation de la profession d’avocat dans l’espace UEMOA.

Face à l’interprétation manifestement erronée qu’en fit le Barreau du Burkina Faso, la Cour de justice a été saisie par la Ministre de la Justice de cet Etat en vue de déterminer si les magistrats qui envisagent d’accéder à la profession d’avocat sont soumis à des conditions différentes par rapport aux agrégés des facultés de droit. La réponse fournit par la Cour, quoiqu’intéressante sur certains points ne semble pas avoir épuisé les contours des questions à elle posée.

MOTS-CLES : Droit communautaire – harmonisation – profession d’avocat – profession libérale – règlement communautaire – législation communautaire.

ABSTRACT : The legal profession does not yet seem to have finished talking about it. After two judgments and an advisory opinion, the opinion of the WAEMU Court of Justice of October 25, 2021 constitutes a jurisprudential follow-up on the interpretation of a text that is not yet a decade old. The liberal nature of the legal profession certainly has a lot to do with it. But its consecration by a community text is the triggering element of the controversies on provisions which however seem to lend themselves less to contrary interpretations. This seems to be the situation of Article 24 paragraph 4, 27 and 30 of Regulation No. 05 on the harmonization of the legal profession in the WAEMU area.

Faced with the manifestly erroneous interpretation made of it by the Bar of Burkina Faso, the Court of Justice was seized by the Minister of Justice of Burkina Faso in order to determine whether the magistrates who plan to enter the profession of lawyer are subject to different requirements compared to law school associates. The response provided by the Court, although interesting on certain points, does not seem to have exhausted the outlines of the questions posed to it.

KEY WORDS : Community law – harmonization – legal profession – liberal profession – community regulation – community legislation.

Oumar TRAORE

Docteur en droit public de L’Université Thomas SANKARA (Burkina Faso)

Laisser un commentaire