Résumé

Ce travail de recherche analyse les mécanismes de consolidation de la sécurité collective face à la résilience persistante de Boko Haram dans le bassin du Lac Tchad, en s’interrogeant sur la capacité de la Force Multinationale Mixte (FMM) à surmonter ses défis structurels et géopolitiques majeurs. L’étude démontre que l’éradication durable de la menace terroriste dépend impérativement du dépassement des rivalités historiques entre les États riverains au profit d’un commandement militaire unifié, soutenu par un financement autonome, un partage de renseignements en temps réel et une réactivité tactique accrue. Au-delà de la réponse strictement militaire, la recherche souligne la nécessité d’une transition stratégique vers le développement socio-économique afin d’assécher les canaux de recrutement des insurgés. In fine, l’enjeu central de cette sécurité collective est de restaurer durablement l’autorité de l’État, de garantir un environnement sécurisé et d’assurer le retour des services publics essentiels dans les zones historiquement inaccessibles de cet espace conventionnel.

 

Mots clés :  Boko Haram, Bassin du lac-Tchad, securité collective, lutte